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France-Var / Aiguines, Verdon rive gauche

Aiguines, Verdon rive gauche


L’escalade à Aiguines se pratique surtout sur 4 falaises principales : Bauchet, Les Cavaliers, Sallières, Les Hauts-Vernis. C’est ensuite 3 petits spots plus confidentiels : Pantin du Néant, Pas de Gairoù, Les Petites Pointes. C’est enfin 3 secteurs faciles : Le Vallon d’Estay, le Col d’Illoire et Le Galetas lequel bien qu’à proximité du camping municipal est en fait sur la commune de Moustiers sainte Marie.
Ces sites sportifs sont essentiellement équipés sur scellements dans des optiques diverses qui vont du suréquipé au relativement engagé.
On y rencontre divers styles d’escalade, de la dalle à “gouttes d'eau” jusqu’au gros dévers à colonnes. Les voies d’une longueur sont majoritaires mais on trouve aussi de grandes voies. Excepté aux Cavaliers et à Sallières, l’accès se fait toujours par le bas.
L’histoire de l’escalade rive gauche du Verdon est en partie liée à celle du Club d’Escalade d’Aiguines dont l’action de 1990 à 2000 a été soutenue par le CD FFME du Var. D’autres ouvreurs ont agi de manière moins concertée mais toujours remarquable, tels Laurent Triay, Bruno Clément, Guy Abert, Lionel Catsoyannis, Jérôme Rochelle ou Jean Gleize, lesquels ont semé entre Galetas et Artuby, les graines de leur talent.
Les hommes passent, le rocher reste. Si le Club d’Escalade d’Aiguines à vécu, restent les voies, l’enthousiasme de ceux qui les ont ouvertes et le bonheur de ceux qui les grimpent, car si avec les années bien des choses ont changé, il est toujours aussi bon de grimper à Aiguines !

Bauchet :


Probablement le site le plus connu sur la rive gauche, il se situe en contrebas de la route à proximité de l’arrivée du sentier de l’Imbut (dit sentier Vidal), un très beau sentier du Verdon. Il comporte 11 secteurs et propose 98 voies (dont certaines en plusieurs longueurs) du 4b au 8b+. L’escalade y est variée mais globalement assez athlétique. Bien que sa réputation lui vienne de ses gros dévers à colonnes, la dalle (raide) n’en est pas absente dans les secteurs les plus faciles. On notera que bon nombre d’itinéraires restent au sec par temps de pluie, et il faut vraiment une longue période de mauvais temps pour que des résurgences apparaissent.
Le site constitue un grand cirque rocheux entouré de hètres, orienté Nord-Est. La température y est souvent douce (il fait en général meilleur qu’au village). Les voies de gauche, (face au rocher) franchement Nord ne voient pratiquement jamais le soleil. A mesure que l’on se dirige vers la droite l’exposition passe à l’Est et par conséquent le rocher prend plus ou moins le soleil en matinée, voire en début d’après-midi. Plutôt pour l’été donc, bien que les secteurs de droite, très abrités des vents, soient fort agréables, même au coeur de l’hiver, par matinée ensoleillée.
L’accès se fait par un vallon très raide avec un bon câble et quelques échelons pour se sentir un peu plus en sécurité, ce qui ne doit pas vous empêcher de porter votre casque, d’autres utilisateurs moins habiles que vous pouvant provoquer des chutes de pierres en amont.

Sécurité :
Ici comme ailleurs attention à la longueur de votre corde. Certaines voies font plus de 35 mètres (une 80 m à simple est recommandée), d’autres sont à caractère engagé, soyez vigilant à l’assurage.
N’oubliez pas que vous grimpez (et volez) sur de la calcite. Encore et toujours nous vous conseillons la plus grande prudence.

Les Cavaliers :

Le site des Cavaliers propose des voies équipées pour l’escalade sportive dont une grande traversée d’une dizaine de longueurs. Ses secteurs ont une hauteur comprise entre 25 et 70 m et proposent des itinéraires du 3 au 8a+ d’une à 4 longueurs. Il n’y a pas d’accès pédestre au pied des voies. Bien souvent l’accès est possible en rappel directement dans la voie, dans le cas contraire l’approche se fait alors en général par la “Traversée des Cavaliers

Orientation :
Franchement Nord, ces falaises sont très agréables l’été. Beaucoup d’itinéraires ne voient jamais le soleil, d’autres seulement quelques heures en début ou en fin de journée. La falaise est, sauf quelques rares exceptions, de verticale à très déversante.

Sécurité :
Ici encore plus qu’ailleurs, attention à la longueur de votre corde. La facilité de l’accès par le haut (falaise bien souvent tout au bord de la route) vous incitera à mouliner. Aussi pensez à faire un noeud en bout de corde. Veillez à toujours effectuer vos relais sur 2 points. Ils sont toujours prévus, parfois assez éloignés l’un de l’autre selon la conformation des lieux et la consistance du rocher.

Ambiance...
L’atmosphère se résume à quelques mots : face nord rive gauche du Verdon. Autant dire que généralement personne ne reste indifférent... Le décor est planté. L’acteur c’est vous et vous êtes à la hauteur (c’est le cas de le dire !). Question spectateurs, en période estivale, le belvédère fait salle comble. Et ce bon public peut vous ovationner comme vous lapider (par inadvertance bien sûr). Notre conseil : pour éviter ce “désagrément” signalez votre présence.

Sallières :

Peu connu, car pas très facile à trouver ce site comporte seulement 25 voies (dont certaines en deux longueurs). Attention : il n’y a pas de chemin d’accès. On accède en rappel à un jardin suspendu assez convivial, et différentes possibilités de sortie sont envisageables, la plus facile d’entre elles comportant une section de 5a. L’escalade y est variée mais assez déroutante, en particulier dans les cotations les plus faibles.
L’été il ne prend le soleil qu’en milieu d’après midi, c’est dire qu’on y est au frais et il comporte quelques voies bien sympathiques que l’on peut grimper en toute tranquillité vu le peu d’affluence.

Pantin du Néant :

Ce secteur retiré ravira les amateurs de solitude. On ne peut pas dire que cet endroit soit particulièrement convivial, mais il s’en dégage une athmosphère très particulière : celle d’un site sportif, où, si on laisse échapper une dégaine, on a aucune chance de la revoir : elle tombe au beau milieu du Verdon 400m plus bas... Les forts grimpeurs y trouveront deux ou trois voies pour s’échauffer et puis pourront passer aux choses sérieuses. Quant aux autres...

Les petites pointes :

Pas commode à trouver, avec un accès en rappel qui se mérite et des réchappes souvent complexes c’est dire que ce secteur est plutôt réservé aux spécialistes d’autant que le ticket d’entrée est à 7a+, mais prévoyez plutôt 7b. Trois itinéraires dont deux dépassent allègrement les 100 mètres vous permettront de dominer un paysage étourdissant. Le Verdon sera toujours le Verdon…

Pas de Gairoù :

Petit secteur, mais grande ambiance, peu de voies mais une vue superbe sur l’aval du canyon : encore un endroit qui a du caractère !
Excepté le fameux dièdre « Diedro Ketchup », assez intéressant, on grimpe sur une dalle à trous fort raide, au rocher compact et à l’équipement globalement correct, sans plus. Les départs se font sur une vire parfois étroite où il faudra prendre les précautions d’usage.

Les Hauts-Vernis :


Jolies dalles, orientées à l’ouest, par conséquent au soleil depuis la mi-journée jusqu’au couchant. C’est donc l’hiver qu’il est le plus agréable d’y grimper en après-midi. Mais l’été, pourquoi ne pas y aller le matin de bonne heure et profiter de l’ombre jusqu’à midi ? D’autant que la marche d’approche n’est pas harassante et vous offre un joli panorama sur le lac de Sainte-Croix, le plateau de Valensole et ses environs.
Le site comporte une centaine de longueurs du 3 au 7c. C’est de la dalle avec d’assez bonnes prises dans l’ensemble, et pas trop difficile à ...sauf exceptions. Le rocher n’est pas trop patiné, et parfois même encore tout neuf. Une corde de 60m est recommandée la plupart du temps et une douzaine de dégaines suffisent dans la majorité des voies.
Ici comme ailleurs, le camping sauvage est interdit et une fois encore nous ne saurions que trop vous recommander la plus grande propreté, afin de laisser le moins de traces possible de votre passage. Enfin, comme au pied de toute falaise, même si les chutes de pierres sont rarissimes, le port du casque n’est pas forcément superflu, d’autant que quelques chamois ont leur terrain de jeu sur les éboulis en amont…

Le Vallon d’Estay

Le Vallon d’Estay n’est pas à proprement parler un site d’intérêt majeur (si ce n’est pour l’initiation). Passablement bricolé, certains de ces secteurs servirent jadis de carrière. Les voies sont d’une hauteur comprise entre 6 et 20 mètres, coupées de vires. C’est un endroit chaud et ensoleillé où il fait bon grimper l’hiver toute la journée et l’été, le matin et le soir ... au chant des cigales. C’est le secteur aval qui présente le plus d’intérêt, tant par la hauteur des voies que par leur difficulté. Le site est globalement suréquipé, ce qui ravira les débutants.

Le Col d’Illoire

Laids de loin, mais loin d’être laids, les rochers du Vallon de Gamarre sont à prendre pour ce qu’ils sont : un site de proximité propice aux débutants. Ils valent le déplacement de par la longueur et l’ambiance des voies qu’ils proposent, tout particulièrement dans le niveau 5. A 970 mètres d’altitude dans un frais petit vallon, venté et assez peu ensoleillé, même en été, l’escalade sur ce site est relativement impressionnante, car le lac, principal point de repère, se trouve presque 500 mètres en contrebas... Le pin sylvestre y abonde, il est accompagné de quelques chênes blancs, de rares tilleuls et de nombreux amélanchiers qui affectionnent trous et fissures. Sur le fond bleu du lac, on a une vue aérienne et splendide sur le Vallon de Jean Gay (flanc sud-ouest de la crête des Vernis).
On y trouve deux secteurs d’orientation complémentaire est et ouest d’une hauteur jamais supérieure à 25 mètres, qui totalisent une bonne vingtaine de longueurs dont la difficulté s’étage du niveau 4 au niveau 6a+.

Le Galetas :

Les deux secteurs très différenciés qui constituent le site du Galetas sont complémentaires. Le Petit Galetas est parfaitement adapté à l’initiation, le Grand Galetas convient davantage au perfectionnement. Dans les deux cas la vue embrasse un panorama exceptionnel depuis la forêt et la falaise de Félines jusqu’au remarquable massif des Vernis, en passant, au loin, par les champs de lavande du plateau de Valensole, pour plonger sous vos pieds vers le Pont de Galetas, où Verdon et Lac marient leurs changeantes couleurs.
L’ensemble représente là encore une bonne vingtaine de voies qui ne dépassent pas le 4+ sur le plus facile des deux secteurs et mais qui atteignent le 6b sur le plus raide qui présente en outre la caractéristique de proposer un bon nombre d’itinéraires entre 5+ et 6a+.