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Grèce-Crète / Introduction

Introduction

Escalades en Crète ?

Dire que de L'île de Crète fait partie des destinations touristiques à la mode, est une évidence qui frise le cliché. Une preuve ? Eh bien, le thème est souvent récupéré par la grande distribution pour nous convaincre, qui d'acheter une baguette, qui de souscrire à une police d'assurance, qui de consommer je ne sais quoi, en nous alléchant d'un concours dont le premier prix est, je vous le donne en mille... UN VOYAGE DE REVE, EN ILE CRETE !

Personne ne conteste les raisons d'un tel engouement (ni le bien fondé de stratégies commerciales aussi pointues). Mer, soleil, palmiers et cocotiers ont toujours été des pôles d'attraction, surtout quand ils s'appuient sur une hôtellerie de qualité, mais bien plus encore quand ils se conjuguent à la légendaire hospitalité grecque...
Or, si l'on parle escalade en Grèce, la majorité d'entre nous n’aura qu’un nom en tête : Kálymnos ! L'île de Kálymnos ! Beaucoup y sont allés et tout le monde en a entendu parler, mais quid de l'escalade chez sa grande soeur : l'île de Crète ?

La conjecture de Zbynek…

Zbynek Cepela lace ses chaussons à côté de l'étrange fleur du Petit Dragon (Dracunculus Vulgaris).Le premier que j'ai entendu s'exprimer à ce sujet, c'est lui : Zbynek Cepela. Il était intarissable sur la question, et « bénéficiait », en toute amitié, de mon incompréhension la plus totale : comment peut-on perdre le temps à voyager à des milliers de kilomètres quand on habite en Provence, entre Châteauvert, Châteaudouble et le Verdon ?

Avec son accent tchèque inimitable, sa canette de bière greffée à la main, son allure de magicien blanc et sa syntaxe très personnelle, il avait lancé :
- "Très bon escalade en Crète. Beaucoup jolies falaises. Mais Crète ça fait comme virus. Ou tomber amoureux, acheter petit maison blanc et un jour vivre là-bas ; ou alors gens rien voir extraordinaire, rien apprécier, pas revenir. Jamais."

A défaut d'être grammaticalement correcte (ce qui donne à l'élocution de Zbynek un charme certain) l’expression de son point de vue, était claire et imagée : la Crète on en devient addict dès la première visite ou bien elle vous laisse indifférent pour toujours.
Pourquoi pas ! Très sceptique sur le bien fondé de cette conjecture à l’emporte-pièce, comme j'avais fini par accepter de l'accompagner là-bas, je profiterai du voyage pour lui ramener un peu les pieds sur terre, lui démontrer qu'avec un minimum de rationalisme, entre addiction et indifférence il y a TOUJOURS une "voie du milieu".

Autant l'avouer tout de suite, c’était très, très présomptueux de ma part. Le « mystère de la Crète », a eu sur moi aussi son petit effet magique. Il est vrai que, comme le dit si simplement Níkos Kazantzákis : « Nulle part ailleurs on ne passe aussi aisément de la réalité au rêve ».

Je vous laisse en juger par vous-même.